Jour de fête avec Pier Giorgio

Il y a 92 ans, le plus beau jour de la vie de Pier Giorgio, se réalisait! Celui qu’il a découvert à travers l’Évangile, qu’il a fréquenté dans l’eucharistie et qu’il a aimé dans les pauvres, il le rencontrait!

Maintenant que Pier Giorgio demeure auprès de Dieu, il peut intercéder pour nous.  Ne craignons pas de lui confier nos besoins, il est un grand frère dans la foi. Qu’il soit un éclaireur dans notre ascension quotidienne vers la maison du Père!   

En ce jour anniversaire, voici une belle joie: le site web Église catholique en France a diffusé la vidéo réalisée en collaboration avec l’équipe de communication du diocèse de Québec, ECDQ!

En voici le lien!  Vidéo sur Pier Giorgio.   Bon visionnement!

Paix et joie à tous les amis de Pier Giorgio!

La prière pour les défunts

Pier Giorgio mordait dans la vie, son quotidien grouillait d’activités étudiantes, sportives, caritatives, amicales et familiales. Avec ses joies et ses  contrariétés, il profitait pleinement du moment présent. En même temps, il était conscient de la fragilité de la vie, particulièrement lorsqu’il partait en excursions dans les Alpes: Quand on va en montagne, il faut auparavant se mettre en paix avec sa conscience parce qu’on ne sait jamais si on en reviendra. (1)

Sa prière incluait des intentions pour les défunts. Aussi, il portait des fleurs au cimetière de Pollone ou encore, il emportait les fleurs des réceptions pour fleurir les cercueils des pauvres. (2)  D’une manière particulière, il était sensible à la peine de ceux qui vivaient un deuil. Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de la mort de votre fils, je prierai pour lui à la communion. (3)

Lors de sa dernière escalade, aux Lunelles, le 7 juin 1925, pour un ami mort en montagne, il récita le De Profundis.  C’est à dire, le psaume 130 (129): Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur : Seigneur, écoute mon appel. Que ton oreille se fasse attentive à au cri de ma prière! Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera? Mais près de toi se trouve le pardon. (4) À ce moment, il était loin de se douter qu’un mois plus tard, ce serait pour lui que ses amis réciteraient le de profundis

Vers la fin de sa vie, se préparer à son propre passage vers le Père faisait l’objet de sa prière: À partir d’aujourd’hui, je tâcherai de faire tous les jours une petite préparation à la mort pour ne pas être pris au dépourvu à l’instant de mourir et n’avoir que des regrets pour les belles années de la jeunesse dépensées en pure perte au point de vue spirituelle. (5)

Il y a aussi une de ses maximes qui interpelle: Je crois que le jour de ma mort sera le plus beau jour de ma vie. (6)  Elle rejoint un peu celle d’un grand poète québécois, Félix Leclerc, qui a écrit: C’est grand la mort, c’est plein de vie dedans!

Oui, Pier Giorgio savait que la mort n’est qu’un passage, une lampe qui s’éteint au lever du jour et, qu’à ce moment ultime, le 4 juillet 1925, il serait étreint amoureusement par Celui que durant les 24 années de sa trop courte vie il avait aimé et annoncé joyeusement. Il serait alors au sommet de son ascension! Verso l’alto! Toujours plus haut!

En terminant, pour ceux qui sont sceptiques concernant la vie qui se poursuit après la vie, voici un texte humoristique publié sur Aleteia: (7)

Dans le ventre d’une femme enceinte, se trouvaient deux bébés jumeaux.    

Le premier demande à l’autre :

– Et toi, tu crois vraiment qu’il y a une vie après la naissance ?

– Oui, bien sûr. C’est évident qu’il y a quelque chose après la naissance. Pour le moment, nous sommes  sans doute ici juste pour nous préparer à ce que nous serons plus tard.

– Balivernes ! Il n’y a pas de vie après la naissance. Et à quoi ressemblerait cette vie-là vraiment?

– Je ne sais pas exactement, mais il y aura à coup sûr davantage de lumière qu’ici. Peut-être qu’on marchera avec nos pieds et on mangera avec notre bouche.

– N’importe quoi ! Marcher est impossible. Et manger avec la bouche ? C’est totalement ridicule! C’est le cordon ombilical qui nous nourrit. Écoute-moi, c’est impossible qu’il y ait une vie après la naissance. Le cordon ombilical est très court.

– Vraiment, je suis sûr qu’il y a quelque chose. Tout sera simplement un peu différent de ce à quoi nous sommes habitués ici.

– Mais personne n’est jamais revenu d’ici après la naissance. Après l’accouchement, la vie est finie. Et qu’est-ce que la vie en fin de compte ? La vie n’est rien de plus que l’angoisse prolongée dans le noir.

– Eh bien, je ne sais pas exactement comment sera notre vie après la naissance, mais une chose est sûre, nous verrons maman et elle prendra soin de nous.

– Maman ? Tu y crois, à maman ? Et où est-elle censée être ?

– Où ? Mais elle est partout, autour de nous ! C’est en elle et grâce à elle que nous vivons. Et sans elle tout ceci n’existerait pas. Nous ne serions pas là.

– Je n’en crois rien ! Je n’ai jamais vu aucune maman. Et donc pour moi, c’est évident qu’elle n’existe pas !

– Eh bien, parfois lorsque tout est silencieux, on peut entendre quand elle chante. On peut sentir quand elle caresse notre monde. Sache-le, je suis certain que seulement alors la vraie vie nous attend et que, maintenant, nous sommes seulement en train de nous y préparer. 


  1. Luciana, FRASSATI, Les jours de sa vie, p.135
  2. Ibid, p.103
  3. Ibid, p.70
  4. Ibid, p.180
  5. Pier Giorgio, FRASSATI, Lettres,19 juil 1923
  6. Luciana, FRASSATI, Les jours de sa vie, p.213
  7. https://fr.aleteia.org/2016/11/15/si-vous-ne-croyez-pas-a-la-vie-apres-la-mort-lisez-ceci/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le pèlerinage

Selon la définition du dictionnaire, un pèlerinage est une démarche personnelle ou collective que font des fidèles vers un lieu saint pour des motivations religieuses et dans un esprit de foi. Rendu au lieu prévu, souvent, les pèlerins participent à une célébration eucharistique, vivent le sacrement du pardon, font des processions aux flambeaux. Des lieux de pèlerinages chrétiens sont connus mondialement: Lourde, Fatima, Lisieux, etc.

En ce qui concerne Pier Giorgio, c’est le sanctuaire Notre Dame d’Oropa qui était le but des pèlerinages qu’il effectuait, seul ou accompagné d’un familier pour rendre visite à sa Madone. En s’y rendant, il priait à haute voix le rosaire ou il chantait des litanies. (1) Il franchissait à pieds les 6 km qui séparent Pollone de Oropa, il se confessait et communiait. (2)

               

Le 29 août 1920, il participa au couronnement de la Vierge et il se réjouit de l’affluence de pèlerins. Il ne se sentait plus seul sur le chemin où il s’était engagé. (3)

Pier Giorgio participa à d’autres formes de pèlerinages, notamment à celui de l’Association de la jeune montagne, en 1924. (4)

Plus qu’une démarche précise vers un lieu physique, je crois que la vie entière est un pèlerinage. Nous sommes constamment en déplacement, vivant des passages vers un but précis : la vie éternelle, vers le Père de toute éternité.

Sur plusieurs photos, Pier Giorgio est en mouvement, on le voit tirer sur un chariot, marcher, escalader.

      

Il fut un grand pèlerin dans la foi.  Maintenant, il est arrivé au but fixé et ce, sans se décourager en chemin. Comme il le faisait de son vivant, il nous aide dans notre marche lorsque c’est difficile.

Depuis plusieurs années, nombreuses sont les personnes, des jeunes particulièrement, qui font un pèlerinage sur les pas de Pier Giorgio comme j’ai eu la joie de le faire en juin 2016!

Aujourd’hui, c’était l’occasion de mon pèlerinage à pied jusqu’au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

Les 20 km parcourus l’ont été en compagnie spirituelle de Pier Giorgio. Durant la marche, je lui présentais des intentions de prières, ce qui donnait du sens à chacun de mes pas!

Pour organiser un pèlerinage au Québec cet été, voici quelques idées:

Et pour nous mettre en route, suivons Marie, la première en chemin!

Poursuivre la lecture avec la prière pour les défunts.


  1. Luciana, FRASSATI, Les jours de sa vie, p.45
  2. Victor, MARMOITON, Pier Giorgio Frassati, p. 65
  3. Luciana, FRASSATI, Les jours de sa vie, p.45, 46
  4. Victor, MARMOITON, Pier Giorgio Frassati, p.54-55

 

 

Le ressourcement spirituel

À l’âge de 12 ans, Pier Giorgio étudie dans une école tenue par la communauté des pères Jésuites (aussi appelée La Compagnie de Jésus). Cet ordre religieux, fondé par saint Ignace de Loyola, a comme charisme la formation des jeunes et l’accompagnement spirituel. Actuellement, le Jésuite le plus connu est assurément Jorge Mario Bergoglio… le pape François !

            (Photo juin 2016)

C’est auprès des Jésuites que Pier Giorgio approfondit sa vie de prière. Il chemine notamment avec le père Pietro Lombardi, son directeur de conscience qui l’invite à communier chaque jour. (1)

En plus de sa vie de prière quotidienne, Pier Giorgio prend le temps de s’arrêter quelques jours durant l’année pour vivre une retraite spirituelle. Celle-ci se vit plutôt en silence afin de favoriser la méditation.

Durant les cinq dernières années de sa vie, il fait sa retraite à la villa Santa Croce tenue par les Jésuites et ce, lors de la Semaine Sainte.  Il y fait notamment les exercices spirituels dans la vie courante, les EVC. (2)

Villa Santa Croce , dei Gesuiti a San Mauro Torinese

J’aurais voulu répondre plus tôt à ta lettre, mais la retraite spirituelle et les fêtes de Pâques m’en ont empêché. II y a maintenant deux jours que j’ai quitté la Villa Santa Croce, où j’ai beaucoup songé à toi. Ton esprit était présent entre ces murs où nous avons passé de si beaux jours ensemble. (3)

Des lieux pour se poser afin de plonger dans sa vie intérieure, il en existe à plusieurs endroits. Certaines maisons de ressourcement offrent des démarches en groupe, d’autres favorisent la retraite individuelle. Il existe même de petits ermitages pour vivre une expérience de solitude. Voici quelques ressources au Québec:

  1. Le Centre Jean-Paul Régimbal
  2. Le monastère Val Notre Dame
  3. La maison de la Madone
  4. L’ermitage St-Antoine
  5. Les foyers de charité

Aussi, grâce à la communication virtuelle, il est maintenant possible de faire cette démarche spirituelle à l’aide de sites Web très bien conçus. Ces plateformes offrent des pistes de méditation sur des thèmes variés. De plus, elles proposent des retraites durant les temps liturgiques de l’Avent et du Carême. Voici deux sites bien connus et qui conçoivent ce type de retraites :

Notre-Dame du web  et  Retraite dans la ville

La période estivale est favorable pour vivre une telle expérience. À nos agendas pour planifier un ressourcement spirituel!

 

Poursuivre la lecture avec le pèlerinage.


  1. Luciana, FRASSATI, Les jours de sa vie, p.48
  2. Marie-Élisabeth BABEAU, Pier Giorgio Frassati, Vers le haut, p.40        et  Luciana, FRASSATI, Il camino di Pier Giorgio,p.148 🙂
  3. Pier Giorgioi FRASSATI, lettres,10 avril 1925